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Solutions Power Platform

Cette page explique la Microsoft Power Platform de manière pédagogique : à quoi sert chaque brique, quand choisir Power Apps plutôt qu'une application classique, quand SharePoint suffit et quand il faut Dataverse, ce que couvrent les licences Microsoft 365, et les limites qu'il faut connaître avant de démarrer un projet.

Qu'est-ce que la Power Platform ?

La Microsoft Power Platform est la plateforme low-code de Microsoft, intégrée à l'écosystème Microsoft 365 et Azure. Elle regroupe cinq briques principales qui se combinent selon les besoins : Power Apps, Power Automate, Power BI, Power Pages et Copilot Studio, avec Dataverse comme socle de données optionnel.

L'ensemble s'adresse aux organisations qui utilisent déjà Microsoft 365 et qui veulent digitaliser rapidement des processus internes sans repartir sur un développement traditionnel coûteux et long.

À quoi sert chaque brique

Créer des applications métier internes. Deux variantes : canvas apps (interface libre, très visuelle, idéale pour digitaliser un formulaire ou un processus terrain) et model-driven apps (interface générée à partir d'un modèle de données, adaptée aux processus lourds avec règles métier). Se choisit quand vous voulez remplacer un Excel critique ou digitaliser un processus interne.

Power Automate
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Automatiser des workflows entre applications. Trois familles : flux cloud (déclenchés par un événement, comme un nouveau fichier SharePoint), flux d'approbation (validation multi-étapes avec notifications), et Power Automate for Desktop (RPA, automatisation d'applications de bureau). Se choisit quand une tâche répétitive coûte du temps humain.

Modéliser, analyser et restituer les données de l'entreprise. Deux modes : Power BI Desktop pour la modélisation par les analystes, Power BI Service pour la publication et le partage. Sécurité fine par ligne, connecteurs vers des centaines de sources. Se choisit quand vos décideurs ont besoin de tableaux de bord au lieu d'Excel.

Base de données managée, entièrement intégrée à la Power Platform, avec sécurité fine (par ligne, par colonne, par équipe), gestion des relations complexes, historique automatique, plug-ins .NET, virtual tables vers des systèmes externes. Se choisit quand SharePoint ne suffit plus (volumétrie, relations, sécurité colonne).

SharePoint Online
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Techniquement pas une brique Power Platform, mais son socle de données par défaut pour les projets de volumétrie modérée. Gestion documentaire, listes structurées, permissions par site. Se choisit chaque fois que Dataverse n'est pas nécessaire - c'est-à-dire dans la majorité des projets internes.

Copilot Studio
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Créer des agents conversationnels IA, connectés à vos données internes (SharePoint, Dataverse, connecteurs) et à Microsoft 365 Copilot. Se choisit quand vous voulez un chatbot interne ou une couche IA sur vos processus, sans coder un LLM depuis zéro.

Power Apps ou développement classique : comment choisir ?

Power Apps est le bon choix quand l'application est interne à l'entreprise, utilisée par 10 à quelques milliers d'utilisateurs internes, qu'elle doit sortir en semaines plutôt qu'en mois, et que les utilisateurs disposent déjà d'une licence Microsoft 365. Dans ce cas, le rapport valeur/coût est imbattable.

À l'inverse, un développement classique (React, .NET, Java) reste préférable quand le produit est destiné à des utilisateurs externes non licenciés Microsoft, quand les volumes sont très élevés (millions d'enregistrements consultés en temps réel), quand l'expérience utilisateur doit être totalement sur mesure, ou quand le produit est stratégique et exposé à long terme.

En pratique, la grande majorité des applications métier internes sont mieux servies par Power Apps. Les cas où le développement classique s'impose sont minoritaires, mais réels - et nous vous le disons franchement quand c'est le cas.

SharePoint ou Dataverse : où stocker les données ?

C'est la question la plus importante d'un projet Power Platform, et souvent la plus mal traitée. SharePoint reste pertinent tant que vous avez moins de 5 000 lignes actives par liste, pas de relations complexes entre entités, pas de besoin de sécurité colonne par colonne, et pas d'obligation d'historique automatique. Dans ces conditions - qui couvrent la majorité des projets internes - SharePoint est inclus dans vos licences Microsoft 365 existantes, sans surcoût.

Dataverse devient nécessaire dès qu'un de ces seuils est franchi : volumétrie importante, relations complexes, sécurité fine, besoin de virtual tables vers un autre SI, plug-ins .NET côté serveur, ou audit natif. Dataverse implique une licence Power Apps Premium (environ 20 € par utilisateur et par mois) qui doit être budgétée dès le cadrage.

Chez BA-IT, nous partons systématiquement du postulat SharePoint. Nous ne basculons vers Dataverse que si l'analyse le justifie - jamais par défaut, jamais pour gonfler la facture licence.

Ce que couvrent les licences Microsoft 365

Les licences Microsoft 365 Business Standard, E3 et E5 incluent l'usage de Power Apps et Power Automate avec les connecteurs standards : SharePoint, Outlook, Teams, OneDrive, Excel Online, OneNote, Planner. Une application Power Apps qui se limite à ces connecteurs ne coûte donc pas un centime de licence supplémentaire.

Les licences Power Apps Premium (5 à 20 € par utilisateur et par mois) deviennent nécessaires quand vous utilisez Dataverse, un connecteur premium (SQL Server, Salesforce, SAP, ServiceNow, connecteurs personnalisés) ou une capacité API très élevée. Power Automate Premium est requis pour la RPA et certains connecteurs. Power BI Pro (environ 10 € par utilisateur et par mois) est requis pour publier et partager des rapports Power BI en dehors de Power BI Free.

Nous cadrons ce point systématiquement en phase de faisabilité. Une application livrée ne doit jamais découvrir un besoin de licence Premium le jour de la mise en production.

Les limites à connaître

  • Power Apps n'est pas fait pour un site web public : pas de SEO, authentification obligatoire, expérience utilisateur bridée hors licence.
  • La délégation Power Apps sur SharePoint est limitée à quelques milliers de lignes remontées côté client : sur des grosses listes, il faut penser les requêtes en amont.
  • Power Automate a une limite d'API calls par 24h selon le niveau de licence : les flux à très haute fréquence doivent être optimisés ou passer en Azure.
  • Power BI Free ne permet pas le partage entre utilisateurs : dès qu'il y a plus de deux personnes concernées, Power BI Pro devient obligatoire.
  • Dataverse a un coût de stockage au-delà des quotas inclus : à surveiller sur les projets à forte volumétrie de logs ou pièces jointes.
  • La gouvernance devient critique dès qu'il y a plusieurs environnements et plusieurs applications : sans gouvernance, le tenant devient vite ingérable.
À noter

Cette page explique la Power Platform sans intention commerciale directe. Si vous cherchez un prestataire Power Platform pour cadrer, développer ou reprendre l'existant, consultez notre catalogue d'offres. Pour un cadrage individuel, réservez un créneau de 30 minutes offert.

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